Interrail : l’Europe vous attend

L’Interrail : ton passeport pour l’aventure européenne !

Tu rêves de découvrir l’Europe sans te ruiner, en rencontrant des gens sympas et en vivant des expériences inoubliables ? L’Interrail est fait pour toi !

Un train pas comme les autres, en Belgique

Qu’est-ce que l’Interrail ?

L’Interrail est un pass ferroviaire qui permet de voyager de manière illimitée à travers l’Europe. Il est destiné aux résidents de la majorité des pays européens et offre une flexibilité unique pour explorer le continent. Le pass est valable sur les réseaux ferroviaires de 35 compagnies et couvre 33 pays européens, offrant ainsi un accès à plus de 30 000 destinations

Les types de Pass Interrail

Interrail Global Pass

Ce pass est idéal pour ceux qui souhaitent voyager à travers plusieurs pays européens.
Il existe deux options :

  • Flexi Pass : Permet de voyager un nombre déterminé de jours au cours d’une période donnée (par exemple, 4 jours sur 1 mois).
  • Pass Continu : Offre une validité illimitée pendant une période de 15 jours à 3 mois.

Interrail One Country Pass

Ce pass est conçu pour ceux qui souhaitent explorer un seul pays en profondeur. Il permet de voyager de manière illimitée dans un pays spécifique pendant une période déterminée (par exemple, 3, 4, 5, 6 ou 8 jours sur 1 mois).

Le village de Zaanse Schans, lors d’une halte à Amsterdam

Un passage par Munich

L’Interrail : la liberté sur rails, l’aventure écoresponsable

L’Interrail, c’est bien plus qu’un simple pass pour voyager en train à travers l’Europe. C’est une invitation à la liberté, à l’aventure et à la découverte, tout en respectant notre planète.

Liberté totale : l’Europe à ta portée

Avec l’Interrail, tu choisis ton itinéraire, tes arrêts, ton rythme. Tu peux partir à l’aventure sans plan précis, te laisser guider par tes envies et tes rencontres. L’Interrail t’offre la possibilité de voyager léger. Plus besoin de t’encombrer de réservations complexes ou de plans rigides. Tu peux te laisser porter par l’instant, changer de direction à la dernière minute et explorer des endroits que tu n’avais pas prévus. C’est une aventure où l’imprévu devient une richesse.

En voyageant avec l’Interrail, tu rencontres des personnes de cultures différentes, tu partages des moments uniques et tu crées des souvenirs impérissables. Chaque trajet devient une occasion de découvrir l’autre, de s’enrichir mutuellement et de tisser des liens forts.

Voyager en respectant la planète

Le train est l’un des moyens de transport les plus écologiques. En choisissant l’Interrail, tu réduis ton empreinte carbone tout en découvrant des paysages magnifiques. De plus, de nombreuses villes européennes sont engagées dans des démarches écoresponsables, te permettant de vivre une aventure durable.

Michaël Petit était bien présent dans une Vienne humide

Un petit stop à Bratislava

Une pause de quelques jours en Slovénie

Tarifs et réductions

Les prix des pass varient en fonction de l’âge, du type de pass et de la durée de validité. Par exemple, un Flexi Pass de 4 jours sur 1 mois commence à partir de 212 € pour les jeunes (12-27 ans), 283 € pour les adultes (28-59 ans) et 255 € pour les seniors (60+).

Des réductions sont également disponibles pour les jeunes de moins de 27 ans, les seniors de plus de 60 ans et les familles. De plus, les enfants de moins de 11 ans voyagent gratuitement lorsqu’ils sont accompagnés d’un adulte.

Visite de Burano, lors de l’étape à Venise

Une dernière escale en Suisse, à Lucerne

Notre parcours lors de notre expérience Interrail

Nous avons choisi d’utiliser Interrail lors de nos vacances en 2023 et voici quel fut notre parcours :

– Départ de Nantes vers Amsterdam avec un passage à Paris, à Lille, puis en Belgique
– Amsterdam – Munich
– Munich – Vienne (avec une halte à Bratislava puisque cette capitale est à une heure de train)
– Vienne – Ljubjana
– Ljubjana – Venise
– Venise – Lucerne
– Lucerne – Nantes

Il est temps de prendre un dernier train pour rentrer

Des vacances en France !

Cet été on reste en France !

Parce que la France est sans doute un des plus beaux pays du monde (en toute objectivité :-)), voici quelques idées de vacances pour cet été dans des endroits auxquels on ne pense pas forcément, à l’abri de l’afflux touristique.

Idée 1 : un trip en camping car dans le Lot

Les incontournables

Rocamadour

C’est un village médiéval spectaculaire du Lot, accroché à une falaise au-dessus du canyon de l’Alzou. Classé parmi les “Plus Beaux Villages de France”, il est une étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le Gouffre de Padirac

Le Gouffre de Padirac, situé dans le Lot, est l’un des sites naturels les plus impressionnants de France. Découvert en 1889 par le spéléologue Édouard-Alfred Martel, il offre une immersion unique dans un monde souterrain fascinant.

Cahors et le Pont Valentré

Cahors, capitale du département, est célèbre pour son vin Malbec et son emblématique Pont Valentré, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998. Ce pont fortifié du XIVe siècle, surnommé le «Pont du Diable», est un symbole de l’architecture médiévale lotoise.

Saint-Cirq-Lapopie

Classé parmi les «Plus Beaux Villages de France», Saint-Cirq-Lapopie offre des panoramas spectaculaires sur la vallée du Lot. Ce village médiéval, perché sur une falaise, est un lieu de prédilection pour les artistes et les amoureux de la nature.

La Grotte du Pech Merle

Située à Cabrerets, la Grotte du Pech Merle est un site préhistorique exceptionnel, abritant des peintures murales datant de plus de 20 000 ans. Ce lieu offre un voyage fascinant dans l’histoire de l’art rupestre.

La Vallée de la Dordogne

Cette vallée pittoresque abrite trois villages classés «Plus Beaux Villages de France» : Carennac, Loubressac et Autoire. Chacun d’eux offre un patrimoine riche et des paysages à couper le souffle.

Les activités sportives

Randonnée :

Plus de 1 400 km de sentiers balisés pour tous les niveaux.

Canoë et Kayak :

Descente des rivières Lot, Célé et Dordogne pour une expérience rafraîchissante.

Escalade et Spéléologie :

Le Lot offre de nombreux sites pour les amateurs de sensations fortes.

Vol en Montgolfière :

Admirez les paysages lotois depuis les airs pour une expérience inoubliable.

Gastronomie et terroir

Vin de Cahors :

Un vin rouge puissant, idéal pour accompagner les plats locaux.

Rocamadour :

Un fromage de chèvre crémeux, parfait en salade ou sur une tranche de pain.

Truffe du Quercy :

Un délice rare à déguster en saison.

Marchés Locaux :

Les marchés de Cahors et Prayssac, classés parmi les “Plus Beaux Marchés” de France, sont des lieux incontournables pour découvrir les produits locaux.

Ma note personnelle

Le peu de touristes dans la région permet des vacances en camping car ou van aménagé assez libres car il est facile de trouver des endroits très sympas pour se poser le soir

Rocamadour, le Gouffre de Padirac et Saint-Cirq-Lapopie sont des endroits magnifiques mais aussi remplis de touristes, donc autant dans le reste du département c’est assez calme, autant dans ces endroits attendez-vous à ne pas être seuls 😉

Idée 2 : le tour de Bourgogne à vélo

Le Tour de Bourgogne à vélo est un itinéraire cyclable de près de 800 km qui traverse les quatre départements de la région, offrant une immersion dans ses paysages variés, son patrimoine riche et sa gastronomie renommée.

L’itinéraire

Ce parcours se compose de cinq sections principales :

La Voie des Vignes :

De Dijon à Santenay, traversez les célèbres vignobles de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune.

Le canal du Centre :

De Chalon-sur-Saône à Cronat, suivez le canal du Centre, un trajet paisible bordé de verdure.

Le canal de Bourgogne :

De Migennes à Dijon, découvrez des sites historiques tels que l’abbaye de Fontenay et le château de Châteauneuf-en-Auxois.

Le canal du Nivernais :

De Decize à Auxerre, explorez la campagne auxerroise aux mille couleurs.

La boucle de la Bourgogne du Sud :

De Chalon-sur-Saône à Mâcon, combinez Voie Verte et Voie Bleue pour une expérience cycliste enrichissante.

Pourquoi choisir ce parcours ?

Accessibilité :

Le parcours est principalement plat et sécurisé, idéal pour les cyclistes de tous niveaux.

Patrimoine :

Traversez des villages pittoresques, des châteaux historiques et des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Gastronomie :

Dégustez les spécialités locales, notamment les vins renommés de la région.

Nature :

Profitez de paysages variés, entre canaux, forêts et vignobles.

Ma note personnelle

La distance totale du parcours est d’environ 800 kms. Cela peut se faire en une dizaine de jours car c’est un parcours relativement plat qui suit des canaux la plupart du temps.

Il est possible de bivouaquer sur le parcours à pas mal d’endroits, mais sinon il y a de nombreuses options de logements sur le parcours. Pour ma part j’ai également eu la chance de povuoir dormir chez l’habitant.

Ce parcours permet d’allier activité physique et plaisir tout en découvrant une très belle région qui alternent jolies villes et villages(Dijon, Auxerre, Beaune) et sites naturels (canaux, forêts, vignobles)

Idée 3 : Découvrir la Lozère et les Cévennes

Avec moins de 80000 habitants la Lozère est le département le moins peuplé de France et même si la population triple en été, le département reste préservé de l’afflux touristique.

Des paysages variés

Les Gorges du Tarn :

Sculptées par la rivière Tarn, ces gorges profondes offrent des panoramas spectaculaires. Les villages perchés, tels que Sainte-Enimie, ajoutent au charme de ce site naturel exceptionnel.

Le Mont Lozère :

Point culminant du département, il offre des vues imprenables sur les Cévennes et abrite des sites archéologiques tels que les menhirs du Finiels.

Le Causse Méjean :

Région isolée et préservée, avec des paysages de steppes, des villages traditionnels et des sites naturels remarquables comme l’Aven Armand.

Des activités de plein air

Randonnée :

Plus de 1 800 km de sentiers balisés, dont le GR 70, connu sous le nom de “sentier Stevenson”, traversent la région, offrant des panoramas à couper le souffle.

Canoë-kayak :

Les rivières Tarn, Jonte et Lot sont idéales pour la pratique du canoë-kayak, permettant d’explorer les gorges et les vallées sous un autre angle.

Spéléologie :

La Lozère abrite des sites exceptionnels pour la spéléologie, tels que l’Aven Armand, une grotte calcaire impressionnante.

Saut à l’élastique :

Le plus saut à l’élastique de France est le 107, situé dans les Gorges du Tarn

Ma note personnelle

La Lozère est un département très authentique avec une douceur de vie incroyable. Si vous souhaitez, encore une fois profitez de vacances en toute tranquilité tout en organisant des activités intenses c’est un endroit parfait

Google, un nouveau logo

Le 12 mai 2025, Google a dévoilé une mise à jour significative de son logo emblématique, marquant la première évolution majeure depuis 2015.

Cette refonte, bien que subtile à première vue, reflète un tournant stratégique dans l’identité visuelle de l’entreprise, alignée avec ses ambitions technologiques actuelles.

Une palette modernisée : le retour du dégradé

Le changement le plus notable concerne le « G » iconique de Google. Au lieu des blocs de couleurs distincts (rouge, jaune, vert, bleu), le nouveau logo présente un dégradé fluide de ces teintes, créant une transition harmonieuse entre elles. Cette évolution s’inspire directement du design du chatbot Gemini de Google, qui utilise également des dégradés pour véhiculer une image plus moderne et dynamique.

Une évolution stratégique

Cette refonte du logo s’inscrit dans une stratégie plus large de Google visant à moderniser son image et à renforcer sa position dans le domaine de l’intelligence artificielle. En adoptant des éléments visuels plus fluides et dynamiques, Google cherche à refléter son engagement envers l’innovation et à offrir une expérience utilisateur plus cohérente à travers ses différents produits et services.

En conclusion, bien que cette mise à jour puisse sembler mineure, elle témoigne d’une volonté claire de Google de rester à la pointe du design et de l’innovation, tout en maintenant une identité visuelle forte et reconnaissable.

 

 

 

Adolescence, la série événement

Vous n’avez pas pu passer à côté de la série britannique événement “Adolescence”, diffusée sur Netflix

En quatre épisodes d’une heure, la série plonge le spectateur dans une tension palpable, explorant les méandres de la culpabilité, de la famille et de l’influence des réseaux sociaux sur les jeunes.

Une performance de réalisation

L’élément de mise en scène le plus marquant d’Adolescence est son utilisation systématique du plan-séquence, c’est-à-dire une prise unique, sans coupe visible, qui couvre un épisode entier (environ une heure chacun). Cela signifie que chaque épisode a été minutieusement chorégraphié, répété et capté comme une seule scène continue.

Chaque plan-séquence exige une coordination parfaite entre les acteurs, qui doivent livrer des performances sans interruption pendant de longues périodes ; les équipes techniques (caméra, son, lumière), qui doivent évoluer dans les décors sans jamais apparaître à l’image ; la mise en scène, qui doit intégrer transitions, changements de lieux, et effets dramatiques en temps réel.

Ce procédé renforce l’immersion : le spectateur est plongé aux côtés des personnages sans échappatoire, ressentant leur stress, leur malaise, et leur confusion en temps réel. C’est particulièrement efficace pour représenter la spirale émotionnelle de la famille de Jamie, les interrogatoires policiers où la vérité se dérobe, ou encore la dynamique entre les adultes dépassés et les adolescents enfermés dans leur monde numérique.

L’absence de coupures donne un rythme organique, presque documentaire. On oublie la caméra. Les silences, les hésitations, les regards deviennent plus éloquents que n’importe quel dialogue écrit.

Le choix de tourner chaque épisode en plan-séquence fait d’Adolescence une œuvre aussi techniquement impressionnante qu’émotionnellement saisissante.

Des acteurs d’une justesse incroyable

Owen Cooper dans le rôle de Jamie

À seulement 14 ans, Owen Cooper livre une interprétation d’une maturité exceptionnelle, incarnant Jamie Miller, un adolescent accusé du meurtre d’une camarade de classe. Son jeu oscille entre vulnérabilité, confusion et tension intérieure, rendant son personnage à la fois insaisissable et profondément humain.

Le personnage est au cœur du récit, mais parlant peu. Il faut donc faire passer l’émotion par les silences, les regards, les gestes.

Jamie est également un personnage ambigu : ni entièrement victime, ni clairement coupable, il évolue dans une zone grise morale, ce qui demande une grande subtilité d’interprétation.

Le récit est non linéaire émotionnellement : il ne s’agit pas d’une montée dramatique classique, mais d’une exploration psychologique à plusieurs niveaux, parfois contradictoires.

Les scènes en plan-séquence (sans coupes) exigent de maintenir une intensité dramatique constante pendant de longues prises — un véritable marathon émotionnel.

Stephen Graham incarne Eddie Miller, un père dévasté par l’arrestation de son fils

Eddie Miller, incarné par Graham, est le père de Jamie, l’adolescent accusé de meurtre. Son personnage est à la fois protecteur et impuissant, aimant et maladroit, souvent en colère mais toujours bouleversé. C’est le portrait d’un homme ordinaire projeté dans une situation extraordinaire, et Graham le joue avec une intensité rare.

Stephen Graham, que l’on a pu voir dans Snatch en petite frappe maladroite, dans This is England en skinhead qui part en vrille, ou en chef de cuisine dépassé dans The Chef, est sans doute l’un de mes acteurs anglophones favoris.Ce rôle dans Adolescence confirme que c’est un immense acteur.

L’ensemble du casting est d’une justesse impressionnante

Que ce soit Ashley Walters qui joue l’inspecteur Luke Bascombe, déterminé à découvrir la vérité, Erin Doherty qui interprète Briony Ariston, la psychologue qui tente de comprendre l’état d’esprit de Jamie ou encore Katherine Kelly, la mère de Jamie, effacée mais bouleversée, qui tente de maintenir l’unité familiale malgré tout (la scène entre les 2 parents du dernier épisode est bouleversante), tous les acteurs sont justes et bouleversants.

Un phénomène dangereux de société : les incels

L’origine du terme

Le mot “incel” a été inventé dans les années 1990 par une femme canadienne dans un contexte de soutien et de discussion sur la solitude amoureuse, sans connotation haineuse à l’époque. Cependant, au fil du temps, le terme a été repris par des communautés en ligne (notamment sur des forums comme Reddit ou 4chan) et a évolué vers un mouvement souvent misogyne et haineux.

Caractéristiques communes chez les incels

Les incels se caractérisent d’abord par une frustration sexuelle et affective prolongée, un ressentiment envers les femmes, accusées de les rejeter au profit d’hommes considérés comme plus attirants (souvent appelés “Chads”), des idéologies fatalistes ou déterministes : ils estiment que l’apparence physique (notamment le visage, la taille) détermine entièrement le succès amoureux.

Les incels utilisent également un vocabulaire codé : par exemple, “Chads” (hommes attirants), “Stacys” (femmes attirantes), “blackpill” (idéologie selon laquelle les incels sont condamnés à l’échec romantique).

Certains individus affiliés à ces milieux ont été liés à des actes de violence, notamment des fusillades motivées par la haine envers les femmes. Les communautés incel peuvent parfois amplifier des discours misogynes, dépressifs ou dangereux pour la santé mentale des membres.

Voir la bande annonce ci-dessous :

La campagne OQTF de Saint-Pierre-et-Miquelon

En réponse à Laurent Wauquiez, Saint-Pierre-et-Miquelon dévoile une campagne de communication touristique décalée

Alors que Laurent Wauquiez a proposé d’envoyer les personnes sous OQTF dans l’archipel, l’OT de Saint-Pierre-et-Miquelon a répondu avec humour et malice. Un modèle de campagne, ou comment détourner du très négatif en de l’ultra positif

La déclaration polémique de Wauquiez

Laurent Wauquiez a suscité une vive polémique en avril 2025 en proposant d’« enfermer » les étrangers considérés comme dangereux et sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Cette déclaration a été faite dans un entretien au JDNews, où il a suggéré la création d’un centre de rétention administrative sur cet archipel français situé au large du Canada. Il a expliqué que ces personnes auraient le choix entre être envoyées à Saint-Pierre-et-Miquelon ou retourner dans leur pays d’origine, soulignant que ce territoire d’outre-mer ne fait pas partie de l’espace Schengen, ce qui empêcherait leur retour en métropole.

Pour justifier cette proposition, Wauquiez a évoqué l’effet dissuasif du climat de l’archipel, où la température moyenne annuelle est de 5°C et où il y a 146 jours de pluie et de neige. Il a comparé cette mesure à la politique australienne d’envoi de migrants sur l’île de Nauru, tout en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une méthode inspirée de Donald Trump. Really ?

Une campagne décalée pour valoriser l’archipel

Cette initiative visait à détourner le sigle administratif « OQTF » (Obligation de Quitter le Territoire Français) en un message positif : « On Quitte Tout Facilement ». À travers des visuels humoristiques, la campagne mettait en avant les attraits de Saint-Pierre-et-Miquelon, tels que ses paysages pittoresques, son patrimoine culturel et sa proximité avec le Canada. L’objectif était de promouvoir l’archipel comme une destination de choix pour les voyageurs en quête d’aventure et de dépaysement.

Cette réaction à la proposition de Laurent Wauquiez a mis en lumière la richesse et la singularité de Saint-Pierre-et-Miquelon, tout en soulignant les défis liés à la communication et à l’image du territoire. La campagne « OQTF : On Quitte Tout Facilement » a ainsi permis de rappeler que l’archipel est un lieu d’accueil, de culture et d’histoire, et non un espace à utiliser à des fins politiques ou idéologiques.

Félicitations aux communiquants miquelonais (on dit comme ça je crois :-)) pour avoir réussi à détourner un énorme coup de projecteur plutôt négatif pour l’archipel en une campagne super efficace, qui donne presque envie de partir vivre dans le froid :-).

Edgar, la Réunion en photos

Si vous êtes déjà allés à La Réunion, vous n’avez pas pu passer à côté des cartes postales ou affiches noir et blanc d’Edgar

J’ai passé 9 ans de ma vie à La Réunion et cette île reste chère à mon cœur. Les photos d’Edgar sont bien représentatives de cette île et me ramène toujours à d’excellents souvenirs

Edgar, ou la Réunion en noir et blanc

Il y a quelques années la magazine Geo contacte Edgar pour qu’il réalise un reportage sur le village réunionnais où il vit. Le souci, c’est que Geo ne propose que des photos couleurs. Edgar décline la proposition s’il ne peut pas présenter ses photos noir et blanc. Le magazine lui répond alors que c’est dommage. Edgar reste droit dans ses bottes. Et il a raison…une semaine après Geo le rappelle et lui dit “c’est bon, on part sur du noir et blanc.
Cette anecdote qu’Edgar m’a raconté montre bien l’engagement, le respect et la rigueur que ce photographe a pour son métier et son art.

Profitez de ces quelques photos et allez découvrir le travail d’Edgar en cliquant sur le lien en bas de page.

En bonus cette dernière photo prise il y a bientôt 15 avec mon fils et un ami, dans le cadre du projet “Photos de famille”

@crédits photos : Edgar

T’as pas la réf !

Si vous êtes largués et que vous n’avez pas la réf, voici une petite vidéo.

En tant que père d’un adolescent de 16 ans, et malgré le fait que j’essaie de toujours m’informer des tendances, je n’ai parfois pas les réfs. Vous êtes peut-être comme moi, alors ce petit clip va permettre une petite mise à jour.

Hippocampe fou réconcilie les générations

Hippocampe fou, alias Sébastien Gonzalez, est un rappeur originaire de Thonon-les-Bains, qui se produit depuis 2010. Grâce à ce clip réalisé avec sa fille adolescente, il rapproche les réfs des générations de manière originale et drôle. Bon visionnage !

Tehachapi, ou l’art comme outil de réhabilitation

Vous avez envie de voir un documentaire émouvant, inspirant, optimiste ? Précipitez-vous sur Tehachapi

Tehachapi, c’est l’histoire du grand street artiste français JR, qui décide de mettre en place un projet artistique dans l’une des prisons les plus dangereuses des Etats-Unis

Qui est JR ?

Vous avez forcément vu passer une de ces œuvres dans les médias. JR, c’est le photographe au chapeau et lunettes noires, qui recouvre les murs du monde entier avec ses énormes photos noir et blanc. De la gigantesque bâche représentant une petite fille ukrainienne au début de la guerre dévoilée devant l’Opéra de Lviv à la disparition de la Pyramide du Louvre, JR sait nous surprendre et nous faire réagir par ses projets engagés.

JR, qui a grandit en HLM de banlieue parisienne, considère que l’art doit se montrer, non pas dans les galeries, mais dans la cité, véritable musée à ciel ouvert. Il a sillonné le monde entier pour proposer des œuvres marquantes dont le sujet principal est l’humain. Mettre en avant l’inconnu auprès d’autres inconnus.

En 2007, son projet Face 2 Face, propose de mettre côte à côte des portraits de Palestiniens et d’Israéliens, dans 8 villes autour d’Israël.

À la fin des années 2000, il affiche des photographies géantes de femmes issues de populations pauvres dans son projet Women Are Heroes dans des pays tels que le Brésil, le Cambodge, l’Inde, le Kenya, le Liberia, la Sierra Leone ou le Soudan.

Il serait difficile de présenter ici tous les projets de JR, mais n’hésitez pas à aller visiter son site en cliquant sur le lien ci-dessous.

JR, expliquant le projet aux prisonniers de Tehachapi.

Tehachapi, c’est quoi ?

Une prison haute sécurité

Tehachapi, c’est une prison californienne, une des plus violentes des Etats-Unis. A l’intérieur, des prisonniers incarcérés depuis plus de 10 ans pour des crimes commis alors qu’ils n’étaient qu’adolescents. La guerre des clans (latinos, afro-américains, blancs suprémacistes,…) y fait rage. Certains prisonniers sont parqués dans de vraies cages pour animaux.

Un projet artistique

JR propose à 28 prisonniers de se faire photographier et de raconter leur histoire. Avec leur aide, et celles des gardiens, ils vont coller 338 bandes de papier sur le sol de la cour, pour laisser apparaître une œuvre gigantesque. Au-delà de l’œuvre qui ne sera qu’éphémère, JR crée une application permettant d’écouter l’histoire de chacun en cliquant sur sa photo.

Des résultats étonnants

En venant proposer ce projet aux prisonniers, JR les humanise à nouveau, leur donne une importance, une raison d’exister, eux qui sont finalement traités comme des animaux à bien des égards. La résilience de beaucoup est assez spectaculaire : la plupart passe d’un niveau de sécurité 4 à des niveaux inférieurs, beaucoup finissent par sortir avec une réhabilitation durable, les relations entre clans et entre prisonniers et gardiens est beaucoup plus saine. L’exemple de Kevin est flagrant : lui qui, jeune, s’est fait tatoué une croix gammée sur la joue, fait les démarches (longues et douloureuses) pour se le faire enlever le tatouage.

Bien entendu tout n’est pas parfait, et certains ne s’en sortiront pas, mais ce documentaire est une preuve que l’art peut être une autre manière de réinsérer des personnes qu’on pensait définitivement perdues pour notre société. On ne cherche pas à excuser ce qu’ils ont fait, mais on réfléchit à des solutions pour les rendre meilleurs et leur donner un nouveau rôle de citoyen.

 

Voir la bande annonce ci-dessous :

Riverboom, le docu ovni

Vous avez envie de voir un documentaire drôle, inventif, instructif ? Riverboom est fait pour vous !

Riverboom, c’est l’histoire de 2 Suisses et un italo-hollando-canadien un peu fous qui décident de partir dans la zone rouge de l’Afghanistan (seule Kaboul était en zone verte), un an après les attentats du 11 septembre 2001.

Qui sont les 3 inconscients ?

Serge Michel :

Journaliste suisse, il obtient, un an avant cette escapade, en 2001, le prix Albert-Londres pour son travail sur l’Iran. Il fut notamment directeur adjoint du Monde. Sous ses airs d’enfant de bonne famille un peu coincé, Serge est un peu fou. C’est lui qui lance cette expédition à travers l’Afghanistan et n’hésite pas à prendre tous les risques dans cette aventure, amenant avec lui ses 2 compères.

Paolo Woods :

Grand photographe de guerre, Paolo n’est pas vraiment moins fou que Serge, et le suis toujours avec enthousiasme et humour. Son appareil qui prend des photos carrées en noir et blanc ne le quitte jamais.

Claude Baechtold :

Claude, c’est d’abord un graphiste, photographe, réalisateur complètement peureux, qui se fait embarquer un peu malgré lui dans cette aventure dangereuse et un peu irréfléchie. Il achète sur place une petite caméra et deviendra le réalisateur du docu.

On devine aisément le peureux du groupe.

Pourquoi regarder le documentaire ?

Parce qu’il est original

Riverboom, c’est un documentaire qui mêle vidéos réalisées avec un caméscope acheté dans un bazar de Kaboul et photos prises avec un appareil photo qui ressemble à un rasoir (cf le docu :-)), avec une narration originale du réalisateur qui intègre aussi à cette histoire de guerre sa propre histoire.

Parce qu’il est drôle

Riverboom, c’est un road trip raconté avec un savant mélange d’humour noir, d’autodérision et d’absurdité. Malgré une atmosphère très lourde liée à la situation du pays, les 3 compères parviennent à rire et à faire rire le spectateur. Et pourtant avec les sujets abordés ce n’était pas gagné !

Parce qu’il est instructif

Riverboom, c’est aussi raconter un autre Afghanistan, celui d’avant les Talibans, du temps où ce pays était la Suisse du Moyen Orient (les femmes avaient obtenu le droit de vote en 1919 !), et comprendre pourquoi il en est arrivé là. Grâce à des petites animations bien sentis et la voix off de Claude Baechtold on en apprend plus sur cette région.

Vous l’aurez compris, Riverboom est un petit coup de cœur.
Et si vous voulez savoir pourquoi ce documentaire tourné en 2002 n’est sorti qu’en 2024, je vous invite à le regarder, et la fin vous en donnera la raison. Raison bien représentative du ton du film ;-).

 

Voir la bande annonce ci-dessous :

Mes 10 photos des JO

2024 a été une année difficile, mais un événement est venu marquer positivement cette année : Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris

En fan de sport je ne pouvais pas manquer ces JO, dans notre pays. J’avais donc réussi à avoir quelques places pour différentes épreuves, que je suis allé voir, pour la plus grande partie, avec mon fils. Beaucoup de souvenirs restent en tête et j’ai choisi de vous partager mes 10 photos marquantes (j’aurais sans doute pu en sélectionner beaucoup plus !)

La cérémonie d’ouverture

Je n’ai pas été fan du début à la fin de cette cérémonie, mais il faut admettre qu’à beaucoup de moments ce fut du grand spectacle, malgré un temps horrible. Et c’était tout de même la première fois que celle-ci se déroulait en pleine ville. Quel pari ! Et on peut dire que celui-ci a été gagnant, et a envoyé beaucoup d’enthousiasme aux Français qui étaient très sceptiques sur ces JO.

La première photo devait donc être une de la cérémonie. Cela aurait pu être le cheval de métal sur la scène, le groupe de métal Gojira à la conciergerie, ou encore Céline Dion sur la Tour Eiffel, mais j’ai choisi l’allumage de la vasque par 2 grands champions (Teddy Riner et Marie-Josée Perec), d’une part car ce sont les sportifs qui font l’événement, et d’autre part car cette flamme a brillé magnifiquement sur le ciel de Paris pendant un mois.

@Marko Djurica / Reuters

Les grands champions français

En 2024, à Paris, les Français ont récolté beaucoup de médailles, mais forcément certains se sont signalés de manière plus importante. J’aurais pu en sélectionner plus mais j’ai choisi 3 champions en particulier qui ont fait vibrer le public français : Léon Marchand, Teddy Riner et Félix Lebrun.

La folle remontée de Léon Marchand sur 200m papillon.

@Jonathan Nackstrand / AFP

L’enthousiasme suscité par Félix Lebrun (et plus globalement par les pongistes français).

@Wikus de Wet / AFP

La magnifique équipe de France de judo portée par la légende Teddy Riner.

@Stéphane Mantey / L’Équipe

Les sites majestueux

Un peu fâché avec Paris depuis quelque temps (athmosphère, propreté,…), j’ai redécouvert cette ville magnifique au travers de cet événement. Bien entendu c’était une parenthèse enchantée pendant cette période pour donner une bonne image au monde, mais il faut admettre que pendant au moins cette période Paris a été belle, accueillante, resplendissante.
Les sites proposés pour certaines épreuves étaient sublimes.
J’aurais pu parler de Versailles pour l’équitation, des Invalides pour le tir à l’arc, l’arrivée sur le pont Alexandre III pour certaines épreuves de course, etc… mais j’ai choisi les 3 photos suivantes.

L’épreuve de cyclisme dans les rues de Paris.

@Mauro Pimentel / AFP

L’escrime au Grand Palais.

@Albert Gea / Reuters

Le Beach-Volley à la Tour Eiffel

@RMC Sport

Les coups de coeur

La finale du 100m féminin.

J’ai choisi cette photo d’abord car j’ai eu la chance d’assister à cette finale avec mon fils dans un Stade de France surchauffé, ensuite je voulais rendre un hommage aux femmes dans ces JO et notamment ces sprinteuses qui ont couru cette finale sous la pluie, et enfin parce que la gagnante Julien Alfred est originaire de Sainte-Lucie, qui obtenait à cette occasion sa première médaille aux JO.

@Bernard Papon / L’Equipe

La dernière de Nadal à Roland Garros.

Je ne suis pas particulièrement un grand fan de Nadal mais il faut admettre la légende qu’il a été sur cette terre battue parisienne. Et il a joué pour la dernière fois sur son Central à l’occasion des JO de Paris. Et je trouve cette photo sublime. Chapeau l’artiste !

@Lionel Hahn

Les exploits du nageur paralympique brésilien Gabriel dos Santos Araujo.

Je ne me voyais pas faire un post sur les JO sans parler des Jeux paralympiques. Et quel plus grand champion que Gabrielzinho” mettre en avant pour représenter ces exploits de champions hors norme ?

@Bob Martin

Photo d’en-tête : @Valero / L’Equipe